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Lancement de Saison Portuaire 2018

Lancement de Saison Portuaire 2018

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Evènement devenu rituel, le lancement de la saison portuaire, le 10 juillet dernier au Palais du Commerce et de la Mer à Toulon, a réuni autour de Jacques BIANCHI, Président de la CCI du Var, l’ensemble des forces vives de du monde socio-économique actrices de l’activité portuaire. L’occasion de dresser un bilan des évolutions récentes du secteur et de croiser les regards des principaux décideurs quant à l’avenir des Ports de la Rade de Toulon.

Point d’ancrage historique de l’économie varoise, les Ports de Toulon ont été inscrits depuis 2015 dans un vaste et ambitieux plan de modernisation des infrastructures Commerce (croisière, fret, ferry) et Plaisance, afin de restaurer leur compétitivité face à une concurrence aussi diverse que dense, mais aussi pour les préparer aux grands enjeux qui se présentent à eux.

Le lancement de la saison portuaire a ainsi été l’occasion de faire un point d’étape et Jacques BIANCHI, Président de la CCI du Var, concessionnaire des Ports de la Rade, s’est livré à une analyse des avancées d’ores et déjà effectives, mais aussi des perspectives à court et moyen terme.

Le parti pris stratégique mis en œuvre par la CCI du Var a toujours été clairement exposé : Toulon se confronte à une concurrence variée et ne peut prétendre rivaliser en volume avec les mastodontes méditerranéens, au premier rang desquels figure son voisin marseillais. Pour autant, l’option choisie aura été de cibler quelques niches et d’y viser l’excellence pour capter des marchés nouveaux.

Les Ports de la Rade ont ainsi acquis une position de leader sur le fret maritime en Ro-Ro avec la Turquie et le transport de passager en ferry vers les destinations insulaires à travers des partenariats avec les opérateurs UN RORO et Corsica Ferries, références en la matière. On peut citer également la réparation des bateaux de plaisance de luxe, autre exemple concret de cette logique, qui affiche d’excellents résultats et des perspectives d’activité très encourageantes.

Cette complémentarité entre grands ports et ports de taille intermédiaire, généralistes et spécialistes, s’inscrit incontestablement dans la vision portée par l’Etat, comme le reconnaissait M. Jean-Christophe BAUDOUIN, Délégué interministériel au développement de l’axe portuaire et logistique Méditerranée-Rhône-Saône. Une vision globale équilibrée et sa gouvernance associée s’impose pour que la pluralité de nos atouts serve l’activité portuaire française.

Bernard MAZUEL, Délégué Général de l’Union des Ports de France, abondait également en ce sens : la compétition portuaire ne peut se penser à l’échelle nationale mais nos forces doivent converger pour que les Ports français tirent leur épingle du jeu sur l’échiquier européen, voire mondial.

Ainsi, l’attractivité des Ports de Toulon est l’affaire de tous. Particulièrement parce qu’ils constituent une source majeure de dynamisme économique, qui vient alimenter et structurer l’économie locale. Hubert FALCO, Président de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, appelait d’ailleurs au rassemblement de tous les acteurs autour d’un projet commun au service du territoire, en relevant l’impérieuse nécessiter de construire ensemble une position forte sur le marché porteur de la croisière.

Sans oublier évidemment la place majeure de la Défense dans l’écosystème de la Rade de Toulon.

Le Vice-Amiral d’Escadre, Charles-Henri de La Faverie Du Ché, Préfet Maritime de la Méditerranée ne pouvait que rejoindre cette idée, en précisant que les activités militaires et commerciales n’avaient rien d’incompatibles. La Marine conservera une place stratégique de premier plan et se montrera un partenaire actif dans le développement de l’activité commerciale de la Rade.

Au vu de la dynamique des Ports et des potentiels décelés sur les différents marchés sur lesquels ils sont positionnés, les perspectives de croissance sont importantes, comme l’indique Jérôme GIRAUD, Directeur des Ports de la CCI du Var. Si la saturation de l’outil portuaire actuel est quasi atteinte, des investissements structurants permettraient d’envisager un objectif de doublement de l’activité à brève échéance.

Mais cela passera aussi par un effort important pour réduire de moitié les nuisances associées, dont les pollutions liées à l’activité portuaire. Jacques BIANCHI l’a martelé : « le développement économique n’a pas de sens s’il se fait au détriment des populations locales, si la détérioration durable de l’environnement en est le prix ». In fine, un consensus clair semble se dégager autour de l’idée selon laquelle l’avenir des Ports se construira grâce à une approche globale et l’union des forces de l’ensemble des acteurs.

Avec un dynamisme retrouvé et une volonté largement partagée de défendre ensemble l’intérêt collectif, tous les ingrédients semblent réunis pour bâtir un avenir radieux aux Ports de Toulon.